07 DÉC 2018

Bilan du séminaire du RISPO en Suisse : un franc succès avec des visites exceptionnelles

Un bilan des 4 sites industriels visités par les adhérents du RISPO est proposé à tous.

 

Vous trouverez ainsi, outre le programme et le dossier de presse, d'une part deux compte-rendus, rédigés par Mitra TEHRANCHI, Chargée de projets Filières et Métiers chez NOREMAT, et par Jean-Luc MARTEL, expert en traitements biologiques des déchets, et d’autre part une analyse du marché de la gestion des biodéchets en Suisse réalisée par Yves MEMBREZ, directeur du Cabinet EREP.

 

Enfin, une synthèse en 3 leçons des enseignements est esquissée ci-après, avec tout d'abord comme :

 

- leçon n°1 : chacun des sites visités obéit à une équation économique qui lui est propre, en adéquation avec son territoire ! En termes d'équation économique, tout est possible suivant la situation, avec alorisation électrique, biométhane, et chaleur...

Ainsi, chez ECORECYCLAGE géré par M. GERMANIER, le prix de vente du kwh biométhane est de 0,04 ct CHF, avec un prix à l'entrée des biodéchets de 100 CHF la tonne. Sur la seconde installation La Coulette, qui ne met en oeuvre que le seul compostage sans méthanisation à ce jour, le tarif d'entrée est identique. Quant à la troisième unité visitée, AGROGAZ celle de M. PETERMAN, le biogaz est valorisé par cogénération pour un tarif de rachat de l'électricité de 0,4 ct CHF, avec un réseau local de chaleur pour les étables, le séchage du foin, du bois... Le prix à l'entrée est de 2 CHF par tonne pour les lisiers, fumiers...etc. Cette installation agricole est autorisée par la réglementation suisse à accepter 20% de déchets exogènes, comme les drêches de brasserie, les effluents organiques de l'usine Nestlé de café, mais également des marchés spot. Après séparation de phase, le digestat liquide est valorisé par un réseau enterré pouravec une recette de matière fertilisante de 2 CHF la tonne ! Enfin, dernière installation visitée, la SATOM, Syndicat public constituée de communes, valorise par méthanisation puis compostage les biodéchets collectés auprès des particuliers comme des gros producteurs. Compte tenu de sa logique de "service public", le modèle économique est plus difficile à appréhender... 

 

- leçon n°2 : le lecture du concept de biodéchets est très variable. Ainsi, si la compréhension hexagonale vise de façon prédiminante les déchets de cuisine des particuliers, le constat réalisé chez nos voisins Helvètes correspond à une réalité bien différente ! Sur les installations visitées, les biodéchets sont de façon ultra-majoritaires des déchets verts, avec à peu près 15% de déchets de cuisine (cela sur l'année en lissé).

 

- leçon n°3 : plus une poubelle est collective (maison individuelle versus immeuble vertical), plus la qualité des biodéchets diminue. En bref, les Suisses, comme les Français, produisent donc un flux réduit de biodéchets contaminés par des plastiques et autres indésirables : le mythe du déchets organiques pur est une chimère !

 

22. la photo souvenir.JPGIMG_7092.JPGIMG_7065.JPG

DOCUMENTS

Type
Nom
Action
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Infosprogramme-Seminaire&AdhRISPO2018.pdf
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NOREMAT_CR.pdf
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DossierdePresse-seminaire-Suisse2018.pdf
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TrombiSuisse-2018.pdf
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Ecorecyclage.pdf
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LaCoulette.pdf
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Agrogaz.pdf
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SATOM.pdf
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Analyse-SuisseEREP2018.pdf
Auteur : pdt
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